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[TEST] Chrimblast, A ZX Spectrum Carol

Fan acharné du ZX Spectrum et vous êtes en manque de shoot them up ? Chrimblast est fait pour vous ! Avec son principe simple mais accrocheur, sa durée de vie courte et sa réalisation de bonne facture, il est parfait dans ce rôle.

Test rédigé par RayXamber. Paru dans Revival Gamers #2.

Jingle bells, jingle bells, BLAST all the way !

Doté d’un scrolling vertical, Chrimblast demande au joueur de piloter un vaisseau dont la mission consiste à récupérer, dans chaque niveau, neuf objets. Le tout, vous l’imaginez bien, avec son florilège d’ennemis et d’obstacles à détruire ou, tout simplement, à esquiver.
Si les premières séquences sont basiques et plutôt aisées à surmonter, les règles finissent par changer. Et, dès que détruire par mégarde un objet revient à perdre un de ses semblables déjà rapatrié, on imagine que la mission n’est plus une promenade de santé. D’autant que les ennemis redoublent alors à la fois en nombres et en schémas d’attaques : certains n’hésitent pas foncer sur le vaisseau ou même le prendre à revers. Fourberie !

Et là réside toute la difficulté bien que le développeur ait équipé le vaisseau d’une capacité de charger le tir. Très destructeur, puisqu’il explose tout sur son passage, il ne le fait malheureusement pas seulement avec les ennemis mais aussi avec les items ! C’est plus problématique et le joueur est constamment tiraillé entre se défendre bec et ongles ou se focaliser sur la quête. Il faut arriver à gérer les deux et, pour cela, bien appréhender les apparitions de l’objet à ramasser et les motifs d’attaques ennemies. En ce sens, Chrimblast est efficace, pour ne pas dire prenant.

Certes, il n’est pas un jeu complexe et possède une difficulté que certains jugeront trop faible pour ne pas être terminé dès la première partie (mais il ne faut pas l’aborder en dilettante pour autant). Le fait que de nombreuses vies supplémentaires soient octroyées en cours de partie, facilite grandement la tâche. Mais il se peut que certains en aient besoin. Un choix de difficulté au démarrage aurait été une excellente idée et permis de prolonger la durée de vie.

Le monde en 8 couleurs

La réalisation est sobre mais efficace avec des sprites d’une seule couleur et un fond noir étoilé en arrière-plan. Il permet de masquer l’essentiel des contours noirs des sprites. On s’aperçoit, lorsqu’il y a chevauchement, que chacun n’est pas détouré mais présente une forme carrée. Rien de dramatique, surtout en pleine action. Quelques clignotements sont à recenser mais cela est assez logique, notamment dans les derniers niveaux, avec beaucoup d’éléments affichés simultanément et se recouvrant régulièrement. La jouabilité est très bonne, aspect primordial dans un jeu d’action. L’ambiance sonore est dotée de bruitages classiques mais d’une jolie musique d’arrière-plan. Si elle venait à vous déplaire, l’auteur a prévu le moyen de la désactiver.

Il n’est pas rare de voir des éléments rappelant les fêtes de Noël.

Chrimblast se montre très plaisant malgré sa courte durée de vie (huit niveaux seulement) car il ne repose pas seulement sur la destruction aveugle et oblige le joueur à esquiver parfois et ne pas abuser du tir chargé. Les plus férus du genre seront toujours à même d’y rejouer, ne serait-ce que pour augmenter leur score.

Sur une machine possédant seulement 48 Ko de RAM, il est conseillé de désactiver la musique. Peut-être est-ce finalement la raison première du choix laissé au joueur de l’enlever à tout moment pendant une partie ?

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